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Automne / Fall / Otoño 1996 
Vol. 1 – No 1

Mondialisation : le management dans l'oeil du cyclone
Globalization: Management in the Eye of the Storm
Mundialización : el patronato en el punto de mira

 

 



 

Pour un débat intellectuel plus riche, Toward a Richer Intellectual Debate, Hacia un enriquecimiento intelectual
Taïeb Hafsi

Sustaining International Linkages: A Dynamic Competence View
William C. Bogner, Georgia State University
Howard Thomas, University of Illinois
 
Partners across Borders: The Five Partners Business Network Model
Alan M. Rugman, University of Toronto
Joseph R. D’Cruz, University of Toronto

Does Control Matter? A Path Model of the Control-Performance Relationship in International Joint Ventures
Louis Hébert, Concordia University

Une étude empirique des formes et déterminants de l’intégration post-acquisition
Roland Calori, Groupe ESC Lyon
Michael Lubatkin, University of Connecticut
Philippe Véry, Groupe ESC Lyon

Analyse des perceptions et des préférences des travailleurs quant à leur manager - Une comparaison entre l’Amérique du Nord et l’Europe de l’Est
Can Erutku, Université Laval
Luc Vallée, HEC Montréal

Assessing Managerial Work in Senegal: Do Western Models Apply?
Momar Ndiaye, University of Connecticut
Michael Lubatkin, University of Connecticut and Groupe ESC Lyon
Richard Vengroff, University of Connecticut

Mondialisation et management compétitif des entreprises moyennes
Sabine Urban, Université Robert Schuman de Strasbourg
Constantin Nanopoulos, Université Robert Schuman de Strasbourg
 

Local Markets, Global Education: The Firm in the International Knowledge Economy
Anoop Madhok, University of Utah
 


Pour un débat intellectuel plus riche
Taïeb Hafsi
Rédacteur en chef

HEC Montréal

Nous sommes heureux de vous offrir enfin ce premier numéro de Management international, une revue qui, parce qu'elle se veut un authentique forum sur le management d'aujourd'hui, compte se démarquer de la plupart des publications qui diffusent la recherche en gestion. En dehors du monde anglo-saxon, rares sont en effet les organes où les spécialistes peuvent engager le dialogue sur les grandes questions qui confrontent le management dans le nouvel environnement international; pourtant, rien n'est aussi important pour le développement des connaissances et l'amélioration des pratiques de gestion qu'un débat dynamique et rigoureux. C'est pour contribuer à la vigueur du débat que le Centre d'études en administration internationale (CETAI) de l'École des Hautes Études Commerciales de Montréal a décidé de lancer Management international. Qu'il le fasse à une époque de compressions budgétaires a valeur de symbole : son engagement montre à quel point il est convaincu que la recherche, lorsqu'elle a un sens, est indispensable pour la vie universitaire et peut-être pour la vie tout court.

Management international s'intéresse au management général international, c'est-à-dire à la gestion des organisations dans son ensemble. La revue ne compte pas accueillir de textes écrits d'un étroit point de vue fonctionnel ou disciplinaire, mais elle reste ouverte aux articles inspirés par les disciplines traditionnelles – économie, psychologie, sociologie, anthropologie, philosophie, histoire – ou relevant des domaines fonctionnels – marketing, finances, comportement organisationnel, comptabilité, gestion de la production et de l'exploitation, gestion du personnel et des relations industrielles; il lui suffit que leur auteurs se situent dans une perspective susceptible de jeter un nouvel éclairage sur la façon de gérer une organisation dans son ensemble.

Le management général international est une rencontre avec la complexité parce que, dès que l'entreprise prend une dimension internationale, les relations de cause à effet deviennent plus obscures et qu'il est plus difficile d'exprimer les objectifs de manière intelligible pour tous les segments de l'organisation. Ce n'est toutefois pas parce que Management international reconnaît la complexité qu'elle ne fera place qu'aux études sur les grandes entreprises. Par contre, son équipe de direction tient à ce que les auteurs prennent en compte les conséquences que la complexité de l'environnement ne peut manquer d'avoir pour toute entreprise, grande ou moins grande.

Le management général, et encore plus le management général international, a fait l'objet de deux grandes démarches de recherche. La première (Roethlisberger, 1977) était plutôt holistique : elle se voulait proche du phénomène et visait une meilleure compréhension de la gestion d'ensemble de l'organisation et de la tâche du dirigeant. Plus récente, plus analytique, la seconde suit une méthode scientifique plus traditionnelle en décomposant le problème de la gestion de l'organisation et en cherchant à dégager des relations utiles à la compréhension du phénomène. La première a dominé le champ d'étude jusqu'à la fin des années 70, la deuxième a émergé avec la création du Administrative Science Quarterly en 1967 et elle occupe toute la place depuis le lancement du Strategic Management Journal en 1980. Même si Management international compte accueillir toutes les contributions intéressantes, son équipe de direction est convaincue que le management international est davantage compatible avec une démarche de recherche plus holistique. Précisons un peu.

On peut faire remonter la démarche holistique en gestion générale au débat qui s'est déroulé pendant les années 30 et 40 entre le management scientifique de Frederick Winslow Taylor et le mouvement des relations humaines. La formule simple mais étonnamment efficace de Taylor avait alors montré ses limites, et les intuitions nouvelles de Mayo suggéraient que, comme toutes les formules simplificatrices, elle ne pouvait véritablement résoudre les problèmes créés par l'action collective. Les expériences de Mayo sur les comportements à l'usine Hawthorne de la Western Electric ont convaincu les intellectuels de l'époque de la nature complexe et changeante du comportement des êtres humains engagés dans une action collective.

L'étude de Hawthorne a provoqué un échange interdisciplinaire sans précédent dont le séminaire que donnait Henderson sur la «sociologie pratique» nous offre un exemple particulièrement éloquent. En mettant l'accent sur le phénomène de l'action collective dans sa globalité, ce séminaire dispensé à Harvard a provoqué une extraordinaire fertilisation croisée entre les pratiques de recherche en médecine et en organisation. La nouvelle vision de l'entreprise a également suscité un effort de réflexion théorique plus générale dont le résultat le plus exemplaire est sans doute l'ouvrage de Barnard, The Functions of the Executive (1938).

L'oeuvre de Barnard représente une formidable tentative pour concilier le management scientifique et les relations humaines. Elle a permis une redéfinition fondamentale du problème de l'action collective car, en même temps qu'elle traduisait une vision nouvelle et quasi révolutionnaire de l'organisation, elle imposait une démarche de recherche plus clinique qu'analytique (Roethlisberger, 1977). Barnard soutenait que les théoriciens antérieurs à lui avaient abordé le problème à l'envers; pour le reprendre à l'endroit, il proposa notamment des théories de la coopération, de l'autorité, du comportement des individus en situation d'ation collective et de la direction de l'action collective, toutes théories qui ont encore une grande influence de nos jours. Son ouvrage a ouvert la voie à la longue lignée de chercheurs qui se sont penchés sur l'organisation dans son ensemble.

C'est ainsi que les travaux de Herbert Simon (1945), Philip Selznick (1957) et Michel Crozier (1961) ont finalement abouti au concept de stratégie en tant qu'outil principal du dirigeant soucieux de l'équilibre de l'ensemble de son organisation.

L'hypothèse fondamentale de la démarche holistique veut qu'il est impossible de vraiment comprendre l'action collective si on la décompose en parties pour étudier séparément chacune d'entre elles. La réalité étant complexe, il convient de se pencher sur le phénomène dans sa totalité, même si cela impose une compréhension relative et imparfaite. Pour les pionniers du mouvement, le développement théorique était perçu comme une démarche utilitaire toujours provisoire. Nous inspirant de Fritz Roethlisberger (1977), rappelons donc le cadre d'analyse que Henderson, se situant lui-même dans la lignée classique d'Hippocrate, proposait pour comprendre les systèmes sociaux, dont l'entreprise, et pour agir sur eux. Il fallait, disait-il :

  • Disposer d'un schéma conceptuel, une sorte de référence pour l'action, mais de toute façon indispensable pour l'investigation et la compréhension;
  • Il ne s'agit pas de savoir si ce schéma est vrai ou faux, il suffit qu'il soit approprié au problème. Autrement dit, le test d'un schéma n'est pas sa vérité ou sa fausseté, mais le fait que le modèle est utile ou qu'il convient à l'analyse;
  • Le schéma doit être appliqué. Ce n'est pas un moyen d'apprentissage théorique, mais un instrument à utiliser de manière pratique;
  • Le schéma n'est pas universel. Il ne peut être utilisé que pour comprendre ou influencer une certaine classe de phénomène. Dans tous les cas, le schéma est un instrument un peu primitif, un peu rudimentaire;
  • Le schéma ne doit être utilisé que tant qu'il s'avère utile (Roethlisberger, 1977) :
  • Beware... you may think you have a real bear by a real tail. Nothing could be further from the truth. You have just a walking stick to assist you here and now. This walking stick will return someday to the glorious graveyard of abandoned working hypotheses of which Henri Poincaré spoke so eloquently.1
  • Le chercheur doit être ouvert à une autre façon de penser quand le schéma précédent n'est plus utile.
  • Commit yourself to a point of view... Without such a commitment, nothing useful results. But someday... your commitment (your conceptual scheme) will have done its job. Be prepared for that day. Be thankful for what it has done. But when that day comes, be of stout heart – rejoice and abandon it with hallelujahs.2
Ainsi, pour le chercheur holiste, le monde n'obéit pas à des lois définitives qu'il pourrait dégager et définir, à partir desquelles il pourrait faire des recommandations. Le chercheur holiste sait qu'il ne peut obtenir du monde qu'une compréhension temporaire et provisoire, mais que cette compréhension est importante parce qu'elle est fonctionnelle. Le recherche est donc foncièrement clinique, comme l'explique Henderson (Roethlisberger, 1977) :
    The first element of (the Hyppocratic) method is hard, persistent, unremitting labor in the sick room, not in the library; the all-around adaptation of the doctor to his task, an adaptation that is far from being merely intellectual. The second element of that method is accurate observation of things and events, selection, guided by judgment born of familiarity and experience, of the salient and the recurrent phenomena, and their classification and methodical exploitation. The third element of that method is the judicious construction of a theory – not a philosophical theory, nor a grand effort of the imagination, nor a quasi-religious dogma, but a modest pedestrian affair or perhaps I had better say, a useful walking stick to help on the way – and the use thereof.3
    Henderson, 1970
Hippocrate destinait sa méthode au médecin obligé d'intervenir malgré les lacunes de sa connaissance des relations de cause à effet. Pour être en mesure d'agir à bon escient, le médecin d'Hippocrate doit d'abord acquérir une familiarité intime, intuitive de la situation, systématiser ce qu'il apprend et bâtir un schéma conceptuel qui lui permette d'encadrer ses connaissances. N'est-il pas d'emblée évident qu'il suffirait de changer le nom de la profession pour décrire la situation du dirigeant d'entreprise?

Le dirigeant en effet fait face à une situation analogue à bien des titres à celle du médecin d'Hippocrate, ou peut-être même encore plus confuse. À plus forte raison l'observateur a-t-il grand besoin d'un instrument capable de mettre de l'ordre dans le fouillis de la gestion moderne. Nous espérons que Management international contribuera, d'une part, à jeter un nouvel éclairage sur la gestion moderne et, d'autre part, à faire mettre au rancart ces grilles d'analyse qui prétendent à la perfection, à la vérité, à la pérennité.

Management international n'a pas l'intention d'imposer à tous son point de vue. Nous sommes conscients que les quelques éléments d'orientation que nous venons d'exposer pourront eux-mêmes faire l'objet d'un débat. Ce sera aux auteurs eux-mêmes de promouvoir les comportements de recherche qui leur paraissent les plus appropriés pour comprendre et interpréter le monde du management. Même si nous sommes animés par des convictions profondes, rien n'est plus loin de nous que le projet de faire de la revue une chapelle de chercheurs qui partageraient tous les mêmes convictions. Nous espérons que le monde de la recherche sera suffisamment stimulé par cette attitude pour faire de Management international un organe qui saura échapper à la tentation de la répression idéologique dont nous avons malheureusement tant d'exemples.

Par ailleurs, Management international se veut une revue vraiment internationale. Son comité éditorial a été composé expressément pour que des sensibilités différentes s'y rencontrent. Certes, anglophones et francophones y dominent pour l'instant, mais nous avons bien l'intention de renforcer la participation de chercheurs d'Amérique latine et, éventuellement, de représentants d'autres cultures. Sur ce point aussi, nous sommes ouverts à toutes les recommandations que pourraient nous faire nos collaborateurs ou nos lecteurs. Malgré la formalisation que le système d'évaluation impose à toute revue universitaire, nous espérons qu'auteurs et lecteurs n'hésiteront pas à nous interpeller par téléphone, télécopieur ou courrier électronique.

Nous comptons être dans un proche avenir en mesure de publier autant d'articles en anglais, en français et en espagnol. Nous espérons, malgré la différence linguistique, que les auteurs débattront de sujets semblables et qu'ils pourront dialoguer. Les intellectuels d'aujourd'hui ne peuvent d'ailleurs plus prétexter la différence linguistique pour continuer à s'ignorer. Quand nos étudiants deviennent par nécessité multilingues, pourrons-nous longtemps continuer à refuser de le devenir sans perdre à la fois notre crédibilité et notre rigueur?

Les collaborateurs de ce numéro spécial ont accepté d'engager le débat autour du thème de «La mondialisation des marchés : des défis pour la gestion d'entreprise», précédant en cela leurs collègues qui, dans le prochain numéro, engageront le débat sur la question de «La mondialisation des marchés : des défis pour les gouvernements». Ces questions qui préoccupent nombre d'universitaires et de praticiens sont trop vastes pour que nous prétendions épuiser le sujet; nous espérons cependant que les contributions des deux numéros en susciteront d'autres et qu'elles lanceront un débat fructueux.

Ce numéro s'articule autour de trois grands thèmes, pas nouveaux certes, mais peut-être ici éclairés autrement. Le premier est celui des nouvelles dimensions et de l'apport à la compétitivité du partenariat international. Alan Rugman et Joseph D'Cruz, professeurs à l'Université de Toronto, poursuivent leur travail sur le sujet pour nous présenter leurs réflexions sur le partenariat en tant que forme incontournable de structuration des activités internationales. En particulier, le réseau de cinq partenaires qu'ils préconisent a un intérêt certain pour les entreprises présentes dans deux pays, comme par exemple le Canada et les États-Unis. Rugman et D'Cruz proposent également une synthèse nouvelle qui fait bien ressortir à quel point la théorie des coûts de transactions et celle de l'incrustation des actions économiques dans les relations sociales expliquent les réseaux de partenaires.

Deux autres textes explorent la gestion des partenariats ou des alliances stratégiques. Comme Rugman et D'Cruz, Louis Hébert, professeur à l'Université Concordia de Montréal, confirme que les théories des coûts de transactions et des échanges sociaux permettent de construire un modèle de gestion des coentreprises internationales à l'aide duquel il est possible, entre autres, de relier le type de contrôle (partagé ou dominant) à la performance de la coentreprise ainsi qu'à la satisfaction des entreprises parentes. En particulier, Hébert observe que confiance et conflit jouent un rôle important dans la performance de la coentreprise et la satisfaction des parents.

Pour conclure la série d'articles sur le partenariat, Roland Calori et Philippe Very, professeurs à l'École supérieure de commerce de Lyon, abordent, avec Michael Lubatkin, professeur à l'Université du Connecticut, le problème de la gestion des partenariats. Grâce à leur étude empirique de cent dix-sept cas d'acquisitions internationales, ils ont pu s'attaquer à la question de la gestion après acquisition, un élément crucial de la réussite de ce quasi-partenariat qu'est l'acquisition. Pour Calori, Lubatkin et Very, les dimensions qui conditionnent le succès de l'intégration sont notamment la formalisation et la socialisation, le partage des ressources et la centralisation. Ces dimensions correspondent d'ailleurs à une configuration particulière des facteurs d'intégration stratégiques, politiques et culturels.

Il est remarquable de constater combien les trois recherches convergent pour ce qui est de l'insistance sur le rapport entre le succès de l'association et la configuration des dimensions technico-économiques et socio-politiques.

Un deuxième groupe de textes est consacré à un thème appelé à prendre de plus en plus d'importance compte tenu de l'interpénétration grandissante des économies et des nations, celui de l'applicabilité des connaissances à différents pays. À l'aide d'échantillons de très grande dimension, leurs auteurs arrivent à une même conclusion : l'hypothèse de l'universalité des techniques de management tient, même s'il convient d'apporter ici et là des ajustements. Dans un premier article, Momar Ndiaye, Michael Lubatkin et Richard Vengroff, professeurs à l'Université du Connecticut, se sont penchés sur l'applicabilité des conclusions de Mintzberg sur les rôles managériaux à la situation des entreprises du Sénégal. Leur étude leur permet de confirmer l'hypothèse quels que soient le type de gestionnaire, le niveau hiérarchique ou la forme de propriété considérés. Dans le second, Can Erutku, professeur à l'Université Laval de Québec, et Luc Vallée, professeur à l'École des HEC de Montréal, ont cherché à savoir comment les travailleurs des pays autrefois socialistes percevaient leurs supérieurs et quel types de managers ils préféraient, pour comparer ces observations aux perceptions des travailleurs nord-américains. Il appert que les moyennes des perceptions sont très similaires, mais un examen plus attentif révèle que les travailleurs des pays européens de l'ancien bloc socialiste ont des perceptions et des préférences bimodales puisqu'ils préfèrent à la fois les gestionnaires plus conciliants et les patrons plus autoritaires. Cela traduirait-il les tiraillements vécus par des travailleurs qui vivent une transition difficile?

Les trois derniers articles de ce numéro spécial abordent de manière stimulante des questions intéressantes que nous pouvons regrouper autour du thème de la gestion de la connaissance. Sabine Urban, professeur à l'IECS de l'Université Robert Schuman et Constantin Nanopoulos, maître de conférence au même établissement, font ressortir les avantages, notamment pour ce qui est de la capacité d'innovation et d'adaptation, dont jouissent les entreprises de dimension moyenne dans le jeu compétitif mondial. L'examen des caractéristiques à l'origine de ces avantages est étayé par les résultats d'une étude sur des entreprises allemandes et italiennes. Les conclusions de Urban et Nanopoulos invitent à poser la question de la taille optimale des entreprises puisqu'elles laissent entendre que les entreprises de taille moyenne sont peut-être justement celles qui peuvent combiner de manière optimale capacité d'action et point trop grande complexité de gestion.

Pour leur part, William C. Bogner, professeur à l'Université de l'État de Georgie, et Howard Thomas, professeur à l'Université de l'Illinois à Urbana-Champaign, essaient de dégager les caractéristiques des partenariats stratégiques durables. Par leur étude de cas d'alliances, ou plus exactement de relations stratégiques internationales, entre firmes de l'industrie pharmaceutique, ils mettent en évidence le rôle que l'apport continu de compétences et de savoir-faire nouveaux peut avoir pour la performance, voire la survie, d'un partenariat. Puisque les firmes qui s'engagent dans le type d'alliance étudié par Bogner et Thomas semblent animées surtout par un souci d'apprentissage, la taille des partenaires apparaît comme moins importante pour le succès de l'alliance que la valeur des compétences qu'ils apportent. Finalement, Anoop Madhok, professeur à l'Université de l'Utah, discute de la connaissance en tant que source critique d'avantage concurrentiel. Il nous propose une métaphore particulièrement stimulante quand il représente l'entreprise comme l'élève d'une école-marché de connaissances : l'élève doit veiller au développement et à la protection des connaissances, il doit mieux créer de la valeur et rester compétitif. Il oppose cette métaphore à l'image, plus souvent véhiculée dans la littérature du management, de l'entreprise gestionnaire des flux de connaissances et donc plus préoccupée par l'efficacité et l'efficience des connaissances.

La métaphore de Madhok est appropriée à une nouvelle manière de voir la gestion de l'entreprise. Elle est également appropriée, croyons-nous, à ce que nous entreprenons ici avec Management international. Nous espérons en effet que la revue ne sera pas qu'un instrument d'évaluation et de diffusion de la recherche dans un domaine choisi, mais qu'elle saura aussi «gérer» les rapports entre chercheurs, d'une part, entre auteurs et lecteurs, d'autre part, pour provoquer un dialogue stimulant au sein du jeu plus global du développement des connaissances auquel se livrent les revues savantes. Nous vous invitons donc à entrer dans le forum. Si vous décidez de le faire, sachez que vous trouverez en nous une équipe motivée et résolue à faire tout en son pouvoir pour susciter un débat animé et fécond.

___________

  1. Il faut se garder de s'imaginer qu'on a attrapé un ours réel par sa queue réelle. Rien n'est plus éloigné de la vérité. [Le schéma] n'est qu'un bâton qui soutient la marche ici et maintenant. Et ce bâton retournera un jour à l'honorable cimetière des hypothèses abandonnées dont Henri Poincaré parlait avec tant d'éloquence.
  2.  

  3. Adoptez sans réserve un point de vue... sans un engagement authentique, le chercheur n'obtiendra rien d'utile. Mais un jour, le point de vue adopté (le schéma conceptuel) aura donné tout ce qu'il peut. Il faut être prêt à cela. Quand le moment arrive, il faut être reconnaissant au schéma pour tout ce qu'il a apporté. Il ne faut pas se laisser démoraliser quand il a fait son temps; il faut l'abandonner avec enthousiasme pour un nouveau schéma.
  4.  

  5. La première exigence de la méthode hippocratique est un travail ardu, persistant, inlassable, auprès du malade lui- même plutôt qu'à la bibliothèque. Le médecin doit s'adapter complètement à sa tâche, et pas seulement de manière purement intellectuelle. La deuxième exigence est l'observation précise des choses et des événements, puis la sélection, guidée par un jugement informé par la familiarité et l'expérience, des phénomènes saillants et récurrents, et enfin leur classification et leur exploitation méthodique. La troisième exigence est la construction judicieuse d'une théorie, une théorie qui ne soit pas plus une thèse philosophique ou un grand effort d'imagination qu'un dogme quasi-religieux, mais une construction toute modeste et terre à terre, ou devrais-je dire un simple bâton sur lequel [le médecin] peut s'appuyer pour avancer. Il faut aussi bien sûr appliquer cette théorie.


Toward a Richer Intellectual Debate
Taïeb Hafsi
Editor
HEC Montréal

We are pleased to finally offer you this first issue of International Management, a journal that will differ from most publications on management research in that it intends to be a true forum on contemporary management. Outside the English-speaking world, rare are the vehicles that enable specialists to engage in a dialogue on the major issues confronting management in the new international environment. Yet nothing is more important for the development of knowledge and the improvement of management practices than a dynamic, rigorous debate. To enhance the vigour of the debate, the Centre for International Business Studies (CETAI) of the École des Hautes Études Commerciales in Montreal has decided to launch International Management. That this initiative comes at a time of budget cuts is symbolic: the Centre’s commitment shows the degree to which it is convinced that meaningful research is vital to academic life and perhaps even to life itself.

International Management is concerned with international general management, in other words the management of organizations as a whole. The journal does not intend to accept texts written from a narrow functional or disciplinary standpoint, but it is open to articles inspired by the traditional disciplines – economics, psychology, sociology, anthropology, philosophy, history – or articles falling within functional areas – marketing, finance, organizational behaviour, accounting, production and operations management, personnel management, industrial relations. The only condition is that an author’s perspective shed new light on ways of managing an organization as a whole.

International general management is a study in complexity, because as soon as a firm goes international, cause-and-effect relationships are obscured, and it becomes more difficult to express objectives in a manner that is intelligible for all components of the organization. International Management recognizes this complexity but will not limit itself to studies of large firms. Rather, the editorial team insists that contributors take into account the consequences that this complex environment will inevitably have for any firm, regardless of size. General management, especially international general management, has seen two major research thrusts. The first (Roethlisberger, 1977) was rather holistic: it claimed to get close to the phenomenon for a better understanding of the overall management of an organization and the task of the manager. The second thrust, more recent and more analytical, takes a more traditional scientific approach by breaking down the problem of organizational management and seeking to define relationships useful to an understanding of the phenomenon. The first dominated the field of study until late in the 1970s, the second emerged with the creation of Administrative Science Quarterly in 1967 and has occupied the entire field since the launch of Strategic Management Journal in 1980. Although International Management intends to accept all contributions of interest, its editorial team believes that international management is more compatible with a holistic research approach. We should like to explain our reasoning.

The holistic approach to general management goes back to the debate that arose in the 1930s and 1940s between Frederick Winslow Taylor’s scientific management and the human relations movement. Taylor’s simple but astonishingly effective formula had shown its limitations, and Elton Mayo’s new insights suggested that, like all reductionist formulas, it could not truly resolve the problems created by group action. Mayo’s behavioural experiments at Western Electric’s Hawthorne plant convinced the intellectuals of that era that the behaviour of human beings engaged in group action was complex and changing.

The Hawthorne study gave rise to an unprecedented interdisciplinary exchange, including the unusually eloquent example that was Henderson’s seminar on "practical sociology". By emphasizing the phenomenon of group action as a whole, this Harvard seminar caused an extraordinary cross-fertilization between research practices in medicine and in organization. The new corporate vision also gave rise to a more general theoretical examination, the most exemplary result undoubtedly being Chester Barnard’s The Functions of the Executive (1938).

Barnard’s work is a formidable attempt to reconcile scientific management and human relations. It permitted a fundamental redefinition of the problem of group action since, at the same time as it presented a new, almost revolutionary vision of the organization, it imposed a research approach that was more clinical than analytical (Roethlisberger, 1977). Barnard held that the theoreticians before him had tackled the problem backwards; to turn it right way round, he proposed most notably theories of cooperation, authority and individual behaviour in a group action situation and theories of the management of group action, all of which still have a great deal of influence today. His work paved the way for the long tradition of researchers who have studied the organization as a whole. Thus the work of Herbert Simon (1945), Philip Selznick (1957) and Michel Crozier (1961) finally arrived at the concept of strategy as the main tool of managers concerned about the overall equilibrium of their organizations. The fundamental assumption of the holistic approach is that it is impossible to understand group action fully if it is broken down into parts that are studied separately. Reality is complex, so the phenomenon should be considered in its entirety, even if that approach yields an understanding that is relative and imperfect. For the movement’s pioneers, theoretical development was perceived as a utilitarian exercise that was always temporary. Taking our cue from [prénom] Roethlisberger (1977), we should keep in mind the analytical framework that Henderson proposed, in the classical tradition of Hippocrates, as a way of understanding social systems, including the firm, and of acting on them. In his opinion:

    • A conceptual scheme is needed as a sort of reference for action but is in any case essential for investigation and understanding.

    • The point is not to determine whether the scheme is true or false; it is enough for it to be appropriate for the problem. In other words, the test of a scheme is not its trueness or falseness, but the fact that the model is useful or that it suits the analysis.

    • The scheme must be applied. It is not a theoretical learning mechanism but an instrument to be put to practical use.

    • The scheme is not universal. It can be used only to understand or to influence a certain type of phenomenon. In all cases, the scheme is a rudimentary, if not primitive, instrument.

    • The scheme must not be applied unless it is useful (Roethlisberger, 1977). Beware... you may think you have a real bear by a real tail. Nothing could be further from the truth. You have just a walking stick to assist you here and now. This walking stick will return someday to the glorious graveyard of abandoned working hypotheses of which Henri Poincaré spoke so eloquently.

    • The researcher must be open to another way of thinking the day that the scheme is no longer useful. Commit yourself to a point of view... Without such a commitment, nothing useful results. But someday... your commitment (your conceptual scheme) will have done its job. Be prepared for that day. Be thankful for what it has done. But when that day comes, be of stout heart – rejoice and abandon it with hallelujahs.

Thus for the holistic researcher, the world does not obey definitive laws that can be isolated and defined, and on the basis of which recommendations can be made. Holistic researchers know that they can obtain only a temporary understanding of the world, but that their understanding is important because it is functional. Research is therefore basically clinical, as Henderson explains (Roethlisberger, 1977):

The first element of (the Hyppocratic) method is hard, persistent, unremitting labor in the sick room, not in the library; the all-around adaptation of the doctor to his task, an adaptation that is far from being merely intellectual. The second element of that method is accurate observation of things and events, selection, guided by judgment born of familiarity and experience, of the salient and the recurrent phenomena, and their classification and methodical exploitation. The third element of that method is the judicious construction of a theory – not a philosophical theory, nor a grand effort of the imagination, nor a quasi-religious dogma, but a modest pedestrian affair or perhaps I had better say, a useful walking stick to help on the way – and the use thereof. Henderson, 1970

Hippocrates’s method was intended for a doctor obliged to act despite his deficient knowledge of cause and effect. To be able to act advisedly, Hippocrates’s doctor must become intimately and intuitively familiar with the situation, then systematize what he learns and build a conceptual scheme that enables him to frame his knowledge. It is not immediately obvious that only the name of the profession needs to be changed to describe the situation of the corporate manager?

For the manager confronts a situation that in many respects is similar to that of Hippocrates’s doctor, or perhaps even more confused. Thus the observer is very much in need of an instrument that can impose order on the jumble that is modern management. We hope that International Management will help shed new light on modern management and also consign to the scrap heap the analytical grids that aspire to perfection, truth and eternity. International Management does not intend to impose its point of view. We are well aware that the few guidelines we have set out could themselves be debated. It will be up to our contributors to promote the research behaviours they consider most appropriate to an understanding and interpretation of the world of management. Although we hold profound convictions, the last thing we want is to make this journal the preserve of a coterie of researchers who all share the same convictions. We hope that the research community will be stimulated enough by this attitude to make International Management a voice that will escape the temptation of ideological repression, of which examples unfortunately abound.

International Management also intends to be a truly international journal. Its editorial committee has been chosen expressly to include different types of awareness. Of course, anglophones and francophones will predominate for the time being, but we have every intention of including researchers from Latin America and eventually other cultures. In this regard, too, we are open to any recommendations that our contributors or readers care to make. Despite the formal approach that the evaluation system imposes on any academic journal, we hope that our authors and readers will not hesitate to contact us by telephone, fax or electronic mail.

In the near future, we should be in a position to publish equal numbers of articles in English, French and Spanish. We hope that despite the language differences our authors will discuss similar subjects and will be able to have a dialogue. Today intellectuals cannot cite language as the reason for not being familiar with the work of others. When our students are becoming multilingual, how much longer can we refuse to do so without losing our credibility and rigour?

The contributors to this special issue will begin the discussion by examining "Global markets: challenges for corporate management". The next issue will feature a discussion of "Global markets: challenges for governments". These questions, which concern many academics and practitioners, are so broad that we cannot cover them in their entirety; still, we hope that the articles in these two issues will give rise to others and will launch a productive debate.

This issue is based on three major themes that are not new but will perhaps be illuminated in a new way. The first is the new aspects of and the contribution to competition made by international alliances. Alan Rugman and Joseph D’Cruz, Professors at the University of Toronto, continue their work on this subject, presenting their thoughts on partnerships as an unavoidable structure for international activities. The five-partners network they advocate is of definite interest to firms operating in two countries, such as Canada and the United States. Rugman and D’Cruz also propose a new synthesis that shows the degree to which transaction-cost economics and the embeddedness of economic action in social relationships contribute to business networks.

Two other articles explore the management of partnerships and strategic alliances. Like Rugman and D’Cruz, Louis Hébert, a Professor at Concordia University in Montreal, confirms that elements of transaction-cost analysis and social-exchange theory can be used to construct a management model for international joint ventures. The model can be used to link the type of control (shared or dominant) to the joint venture’s performance, as well as to the parent firms’ satisfaction. Hébert points out that trust and conflict play an important role in joint venture performance and parent firm satisfaction.

To conclude the series of articles on partnerships, Roland Calori and Philippe Very, Professors at the École supérieure de commerce de Lyon, along with Michael Lubatkin, a Professor at the University of Connecticut, consider the problem posed by the management of alliances. In their empirical study of 117 international acquisitions, they tackle the question of post-acquisition management, a crucial element of the success of the quasi partnership that an acquisition represents. To Calori, Lubatkin and Very, the conditions for integration success are formalization and socialization, resource sharing and centralization. Moreover, these aspects correspond to a particular configuration of strategic, political and cultural integration factors.

It is remarkable to note the degree of convergence shown by the three types of research in their insistence on the relationship between a successful alliance and the configuration of technico-economic and socio-political factors. A second group of articles addresses the applicability of knowledge to different countries, a subject that is becoming increasingly important given the growing interpenetration of economies and nations. Using very-large-scale samples, the authors arrive at the same conclusion: the assumption of the universality of management techniques holds, even if certain adjustments are needed. In the first article, Momar Ndiaye, Michael Lubatkin and Richard Vengroff, Professors at the University of Connecticut, consider whether Henry Mintzberg’s conclusions regarding managerial roles can be applied to firms in Senegal. Their study confirms the assumption, regardless of type of manager, level in the organization or form of ownership.

In the second article, Can Erutku, a Professor at Université Laval in Quebec City, and Luc Vallée, a Professor at the École des HEC in Montreal, try to determine how workers in formerly socialist countries perceive their superiors and which types of managers they prefer, and then compare their comments to the perceptions of North American workers. It appears that the average of the perceptions is very similar. But a closer examination shows that workers in European countries in the former socialist bloc have bimodal perceptions and preferences, since they prefer both managers who are more conciliatory and more authoritarian. Will that factor create conflict for workers undergoing a difficult transition?

The last three articles in this special issue present a stimulating discussion of some intriguing aspects of the management of knowledge. First, Sabine Urban, Professor at IECS of Université Robert Schuman in Strasbourg, and Constantin Nanopoulos, a Senior Lecturer at the same establishment, discuss the advantages that medium-sized companies enjoy in the global competitive game, especially their ability to innovate and to adapt. Their examination of the characteristics that underlie these advantages is backed up by the findings of a study of German and Italian firms. The conclusions drawn by Urban and Nanopoulos raise questions about optimum firm size, since they imply that medium-sized firms may be the ones that can achieve an optimum blend that preserves agility yet avoids excessive management complexity.

William C. Bogner, a Professor at Georgia State University, and Howard Thomas, a Professor at the University of Illinois at Urbana-Champaign, consider the characteristics of durable strategic alliances. In their study of international strategic alliances formed by pharmaceutical companies, they emphasize the role that ongoing contribution of new competencies and know-how plays in determining an alliance’s performance, if not its survival. Since the firms involved in the type of alliance studied by Bogner and Thomas seem to be concerned primarily about learning, the size of the partners would appear to be less important to the success of the alliance than the value of the competencies they contribute.

Finally, Anoop Madhok, a Professor at the University of Utah, discusses knowledge as a critical source of competitive advantage. He proposes an especially thought-provoking metaphor when he likens the marketplace to a school and the firm to a student dedicated to developing and coordinating knowledge so as to create value and remain competitive. He contrasts this metaphor with the image, more often conveyed in management literature, of the firm as a knowledge manager concerned with efficient and effective management of knowledge flows. Madhok’s metaphor lends itself to a new way of looking at corporate management. In our opinion, it is also germane to what we are undertaking with International Management. We hope that this journal will be more than a tool for evaluating and disseminating research in a selected area, that it will also "manage" relationships between researchers, and between authors and readers, to spark a stimulating dialogue within the more comprehensive development of knowledge in which scholarly journals are involved. We cordially invite you to take part in this forum. If you decide to do so, be assured that you will find in us a motivated team determined to do everything in its power to create a lively, productive debate.


Hacia un enriquecimiento intelectual
Taïeb Hafsi
Editor

HEC Montréal

Nos place poderles ofrecer, finalmente, este primer número de Gestión internacional. Debido a que esta revista desea ser un auténtico foro sobre la administración de hoy día, trataremos de aportar une linea original entre todas las publicaciones dedicadas a la investigación sobre la gestión. Excepto en el mundo anglosajón, son raros los órganos de expresión donde los especialistas pueden dialogar sobre los grandes desafíos a los que se confronta la administración en el nuevo contexto internacional. Sin embargo, este tipo de discusión – dinámico y riguroso – es primordial para el desarrollo de los conocimientos y para la mejora en las prácticas de la gestión. A fin de contribuir de forma enérgica en este debate, el Centro de Estudios en Administración Internacional (CETAI), de la École des Hautes Études Commerciales (HEC) de Montreal, ha decido publicar Gestión internacional. Hacerlo en un momento en que los recursos escasean por todas partes, tiene valor de símbolo: esta decisión refleja hasta qué punto el CETAI está convencido de que la investigación, cuando se la dota de un sentido concreto, es indispensable para la vida universitaria y quizá para la vida en general.

Management international se interesará por todo lo referente a la administración general internacional, es decir, a todos los aspectos de la gestión de organismos. La revista no desea publicar textos escritos desde una perspectiva funcional o disciplinaria, por sus miras estrechas, aunque sin embargo estamos dispuestos a acoger artículos inspirados por disciplinas tradicionales (economía, psicología, sociología, antropología, filosofía e historia) o bien provenientes de dominios funcionales (mercadotecnia, finanzas, comportamiento de la organización, contabilidad, gestión de la producción y de la explotación, gestión del personal y de las relaciones industriales...), a condición que los autores se sitúen en una perspectiva susceptible de abrir nuevas vías en lo que se refiere a la manera de administrar una organización vista como un todo. La administración general internacional significa el encuentro con un ambiente complejo puesto que, desde el momento en que la empresa toma una dimensión internacional, las relaciones de causa a efecto se vuelven más obscuras y también es más difícil expresar los objetivos de forma comprensible para todos los estratos de la organización. El hecho de que Gestión internacional reconozca esta complejidad no le impedirá publicar estudios sobre las grandes empresas. Sin embargo, la dirección de la revista desea que los autores consideren las consecuencias que acarrea la complejidad del entorno en cualquier tipo de empresa, grande o pequeña.La administración general y, más particularmente, la administración general internacional, ha sido estudiada bajo dos enfoques principales. El primero (Roethlisberger, 1977) se aparentaba a la teoría holística: centrándose en el fenómeno, se orientaba hacia una mejor comprensión de la gestión global de una organización y hacia el papel del dirigente. El segundo, mucho más reciente y analítico, utiliza un método científico más tradicional, descomponiendo el problema de la gestión de un organismo y tratando de identificar las relaciones útiles para la comprensión del fenómeno. El primer enfoque ha dominado el terreno de la investigación hasta finales de los años 70, mientras que el segundo apareció al mismo tiempo que la revista Administrative Science Quarterly en 1967, y se impuso rápidamente para convertirse, a partir de 1980, año en que se lanza el Strategic Management Journal, en la teoría predominante. A pesar de que Gestión internacional sea una revista abierta a toda contribución interesante, sus responsables están convencidos de que la administración internacional es mucho más compatible con un enfoque de investigación mas bien holístico. Precisemos tal enfoque.El enfoque holístico, en lo que se refiere a la gestión general, remonta al debate que tuvo lugar a lo largo de los años 1930 y 1940 entre la administración científica de Frederick Winslow Taylor y el movimiento de relaciones humanas. La fórmula de Taylor, simple aunque curiosamente eficaz, conoció sus propios límites al mismo tiempo que las intuiciones de Mayo sugerían que esta fórmula, como todas las fórmulas simplificadoras, no podía resolver verdaderamente los problemas creados por una acción colectiva. Las experiencias de Mayo relativas a los comportamientos en la fábrica Hawthorne, de la General Electric, convencieron a los intelectuales de la época de la naturaleza compleja y cambiante en el comportamiento de los seres humanos implicados en una acción colectiva.El estudio de Hawthorne provocó intercambios multidisciplinarios sin precedente. El seminario que impartía Henderson sobre la "sociología práctica" representa un ejemplo particularmente elocuente. Subrayando el fenómeno de la acción colectiva visto como un todo, este seminario, que tuvo lugar en Harvard, provocó una extraordinaria fertilización en la que se cruzaron las prácticas de investigación en medicina y en organización. Esta nueva visión de la empresa suscitó, por otra parte, un esfuerzo de reflexión teórica más general cuyo resultado más palpable fue la publicación del libro de Barnard, The Functions of the Executive(1938).Los trabajos de Barnard representan una tentativa formidable para reconciliar la administración científica y las relaciones humanas. Ha permitido una redefinición fundamental del problema de la acción colectiva puesto que, al mismo tiempo que traducía una visión nueva y prácticamente revolucionaria de la organización, imponía un enfoque para la investigación más bien clínico que analítico (Roethlisberger, 1977). Barnard afirmó que los teóricos anteriores habían tratado el problema al revés; para tratarlo correctamente, propuso sus teorías sobre la cooperación, la autoridad, el comportamiento de individuos durante una acción colectiva y, finalmente, sobre la dirección de dicha acción colectiva. Hoy día, estas teorías siguen teniendo una gran influencia. Los trabajos de Barnard abrieron el camino a una larga lista de investigadores que se centraron en el estudio de la organización vista como un todo. Como resultado, los trabajos de Simon (1945), Selznick (1957) y Crozier (1961) definieron el concepto de estrategia como la principal herramienta del dirigente que esté preocupado por el equilibrio del conjunto de su organización.La hipótesis fundamental del enfoque holístico afirma que es imposible comprender a fondo la acción colectiva si se la descompone en partes para estudiar separadamente cada una de ellas. Dado que la realidad es compleja, conviene estudiar el fenómeno en su totalidad a pesar de que ello implique una comprensión relativa e imperfecta. Para los pioneros de este movimiento, el desarrollo teórico era percibido como un enfoque utilitario con carácter provisional. Inspirándonos de Roethlisberger (1977), desearíamos recordar el análisis propuesto por Henderson, quien a su vez se inspiró del pensamiento clásico de Hipócrates, para comprender y actuar sobre ciertos sistemas sociales tales como la empresa. Según Henderson, sería necesario:

    • Disponer de un esquema conceptual - una especie de referencia para la acción - indispensable para la investigación y para la comprensión.• No se trata de saber si dicho esquema es verdadero o falso; basta con que sea apropiado al problema. En otras palabras, la prueba por la que debe pasar un esquema no es la de saber si el esquema es verdadero o falso sino comprobar si el modelo es útil y si conviene al análisis.• Este esquema debe poder ser utilizado. No se trata de un medio de aprendizaje teórico sino de un instrumento que debe ser utilizado en la práctica.• El esquema no es universal. No podrá ser utilizado mas que para comprender o influenciar cierto tipo de fenómenos. En definitiva, el esquema es un instrumento algo primitivo y rudimentario.• No se utilizará este sistema si no se puede comprobar su utilidad (Roethlisberger, 1977):
      Beware... you may think you have a real bear by a real tail. Nothing could be further from the truth. You have just a walking stick to assist you here and now. This walking stick will return someday to that glorious graveyard of abandoned working hypotheses of which Henri Poincaré spoke so eloquently.1
    • El investigador debe estar preparado para aceptar otra forma de pensar el día en que el esquema precedente ya no sea útil.
      Commit yourself to a point of view... Without such a commitment, nothing useful results. But someday... your commitment (your conceptual scheme) will have done its job. Be prepared for that day. Be thankful for what it has done. But when that day comes, be of stout heart – rejoice and abandon it whith hallelujahs.2
Para el investigador de la teoría holística, el mundo no obedece a leyes definitivas que podría observar y definir, y a partir de las cuales podría elaborar recomendaciones. El investigador holístico sabe que no puede obtener del mundo mas que una comprensión temporal y provisional; sin embargo, esta comprensión es muy importante puesto que es funcional. Se trata pues de una investigación básicamente clínica, como lo explica Henderson (Roethlisberger, 1977):The first element of (the Hyppocratic) method is hard, persistent, unremitting labor in the sick room, not in the library; the all-around adaptation of the doctor to his task, an adaptation that is far from being merely intellectual. The second element of that method is accurate observation of things and events, selection, guided by judgment born of familiarity and experience, of the salient and the recurrent phenomena, and their classification and methodical exploitation. The third element of that method is the judicious construction of a theory – not a philosophical theory, nor a grand effort of the imagination, nor a quasi-religious dogma, but a modest pedestrian affair or perhaps I had better say, a useful walking stick to help on the way – and the use thereof.3 (Henderson, 1970)Hipócrates orientó su método hacia el médico que debe intervenir, a pesar de su conocimiento parcial de las relaciones que existen entre causa y efecto. Para ser capaz de intervenir con conocimiento de causa, el médico de quien habla Hipócrates debe adquirir, inicialmente, una familiaridad íntima e intuitiva de la situación, debe sistematizar lo que aprende y construir un esquema conceptual que le permita resumir sus conocimientos. Nos parece evidente que bastaría con cambiar el nombre de la profesión y tendríamos así descrita la situación del dirigente de una empresa.El dirigente empresarial se enfrenta, efectivamente, a una situación análoga a la del médico de quien hablaba Hipócrates, o quizás incluso más confusa todavía. Por su parte, el observador necesita – todavía más que el dirigente – un instrumento capaz de poner un poco de orden en el desbarajuste de la gestión moderna. Esperamos que Gestión internacional contribuirá, por una parte, a aportar nuevos elementos que clarifiquen la gestión moderna y, por otra, a enviar al cementerio todos aquellos modelos de análisis que pretenden alcanzar la perfección, la verdad y la perennidad.Gestión internacional no tiene la intención de imponer su punto de vista a todo el mundo. Nos damos cuenta que los elementos de orientación que acabamos de exponer podrían prestarse a controversia. Ahora son los autores mismos quienes deben promover aquellos comportamientos de investigación que les parezcan más apropiados para comprender e interpretar el mundo de la administración. A pesar de estar animados por convicciones profundas, no tenemos la más mínima intención de convertir esta revista en una secta donde todos los investigadores compartan las mismas ideas. Esperamos que nuestra actitud estimule al mundo de la investigación para que hagan de Management international un órgano de expresión que sepa escapar a la tentación de la represión ideológica, de la cual existen, desgraciadamente, tantos ejemplos.Gestión internacional desea alcanzar un estatuto verdaderamente internacional. Su consejo de dirección ha sido seleccionado expresamente para que diferentes sensibilidades puedan encontrar eco en sus páginas. Es cierto que por ahora las lenguas inglesa y francesa dominan el terreno; sin embargo, estamos determinados a aumentar la participación de los investigadores de América Latina y, eventualmente, de representantes de otras culturas. Sobre este punto, quedamos a la espera de las recomendaciones que puedan sugerirnos nuestros colaboradores y lectores. A pesar de las formalidades que el sistema de evaluación impone a toda revista universitaria, esperamos que tanto autores como lectores no dudarán en comunicarse con el equipo de dirección por teléfono, por fax o por correo electrónico.Esperamos también que en un futuro próximo podamos publicar artículos en inglés, francés y español a partes iguales. Deseamos que, a pesar de las barreras lingüísticas, los autores puedan discutir y dialogar sobre los mismos sujetos. Los intelectuales de hoy día ya no pueden tomar como excusa la diferencia lingüística para continuar ingorándose. Nuestros estudiantes, por pura necesidad, se están volviendo plurilingües; por nuestra parte, no podemos negarnos a hacer lo mismo sin perder al mismo tiempo nuestra credibilidad y nuestro rigor científico.Los colaboradores de este primer número de la revista aceptaron iniciar el debate sobre el tema siguiente: "La mundialización de los mercados: nuevos desafíos para la gestión empresarial". En nuestro próximo número, el debate gravitará alrededor del tema "La mundialización de los mercados: un nuevo desafío para los gobiernos". Estas cuestiones, que preocupan a gran número de universitarios y de profesionales, son demasiado generales para que podamos tratar a fondo el sujeto; sin embargo, esperamos que las contribuciones recibidas para estos dos primeros números suscitarán otros interrogantes y contribuirán a lanzar un debate fructífero.Este número de Gestión internacional se articula sobre tres grandes temas que, aún no siendo nuevos, serán analizados bajo una luz diferente. El primer tema se refiere a las nuevas dimensiones y al aporte de la competencia en las asociaciones internacionales. Alan Rugman y Joseph D'Cruz, profesores de la universidad de Toronto, continuando sus trabajos sobre este mismo tema, nos presentan aquí sus reflexiones sobre la asociación en tanto que forma inevitable sobre la que se estructuran las actividades internacionales. La red de cinco (5) asociados que preconizan tiene un interés enorme para empresas presentes en dos países, como por ejemplo Canadá y Estados Unidos. Al mismo tiempo, Rugman y D'Cruz proponen una nueva síntesis que pone de manifiesto la importancia que tienen la teoría de los costes de transacciones y la teoría de la incrustación de acciones económicas en las relaciones sociales, para explicar las redes de asociados. Dos textos paralelos exploran la gestión de asociaciones o de alianzas estratégicas. Tal y como lo hicieron Rugman y D'Cruz, el señor Louis Hébert, profesor de la universidad Concordia de Montreal, confirma que las teorías de los costes de transacciones y de intercambios sociales permiten construir un modelo de gestión de empresas conjuntas internacionales. Este modelo posibilita conectar el tipo de control (compartido o dominante) al rendimiento de la empresa conjunta así como al rendimiento y a la satisfacción de las empresas matrices. Más particularmente, Hébert observa que la confianza y los conflictos juegan un papel importantísimo en el rendimiento y la satisfacción de las empresas matrices.Concluyendo esta serie de artículos sobre asociaciones económicas, Roland Calori y Philippe Very, profesores de la Escuela Superior de Comercio de Lyon, tratan del problema de la gestión de dichas asociaciones; problema tratado en estas mismas páginas por el señor Michael Lubatkin, profesor de la universidad de Connecticut. Gracias a su estudio empírico sobre ciento diecisiete (117) adquisiciones internacionales, han podido abordar la cuestión de la gestión tras una adquisición, elemento crucial para el éxito de esta casi-asociación que representa la adquisición. Para Calori, Lubatkin y Very, las dimensiones que condicionan el éxito de la integración son, principalmente, la formalización y la socialización, el reparto de recursos y la centralización. Por otra parte, estas dimensiones corresponden a una configuración particular de los factores de integración, tanto estratégicos, políticos como culturales.Se puede constatar el grado extraordinario de convergencia que tienen estos tres artículos en lo que se refiere a su insistencia sobre la relación entre el éxito de la asociación económica y la configuración de sus dimensiones técnico-económicas y socio-políticas.Hay un segundo grupo de textos consagrados a un tema cuya importancia aumenta cada día debido a la interpenetración creciente de las economías y de las naciones: se trata de la posibilidad de aplicar los conocimientos a diversos países. Gracias a muestreos de considerables dimensiones, sus autores llegan a la misma conclusión: la hipótesis de la universalidad de las técnicas administrativas sigue siendo vigente, aunque convenga a veces aportar ciertos ajustes. En uno de los artículos, Momar Ndiaye, Michael Lubatkin y Richard Vengroff, profesores de la universidad de Connecticut, estudian la posibilidad de aplicar las conclusiones de Mintzberg sobre el papel de la administración, a la situación de las empresas de Senegal. Su estudio permite confirmar dicha hipótesis, independientemente del tipo de administrador, del nivel jerárquico o de la forma de propiedad estudiada. En otro, Can Erutku, profesor de la universidad Laval, en Quebec, y Luc Vallée, profesor de la École des Hautes Études Commerciales (HEC) de Montreal, describen la forma en que los trabajadores de los países anteriormente socialistas percibían a sus superiores así como el tipo de administrador que preferían; a continuación, comparan sus observaciones a las percepciones de los trabajadores de América del Norte. Se muestra que la media de las percepciones son muy similares pero que, sin embargo, un examen minucioso muestra que los trabajadores de los países europeos del antiguo bloque socialista tienen percepciones y preferencias a modalidad doble, puesto que prefieren al mismo tiempo los administradores más comprensivos y los patronos más autoritarios. Los autores se preguntan si dicha actitud pudiese reflejar la tensión que sufren los trabajadores que están viviendo una difícil transición.Los tres últimos artículos de este número especial tratan, de manera estimulante, de sujetos interesantes que podríamos reagrupar al rededor del tema de la gestión de los conocimientos. Sabine Urban, profesora del Instituto de Estudios Comerciales Superiores (IECS), de la universidad Robert Schuman, Estrasburgo, y Constantin Nanopoulos, profesor en el mismo establecimiento, subrayan las ventajas de que gozan las empresas de talla media en el ámbito competitivo mundial, sobre todo en lo que se refiere a su capacidad de innovación y de adaptación. El examen de las características que originaron estas ventajas viene confirmado por los resultados de un estudio sobre varias empresas alemanas e italianas. Las conclusiones a que llegan Urban y Nanopoulos nos incitan a preguntarnos sobre cuál es la talla óptima de una empresa, dado que los autores sugieren que las empresas de talla mediana son precisamente las que pueden combinar de forma óptima su capacidad de acción con una relativa simplicidad en la gestión.Por su parte, William C. Bogner, profesor de la universidad del estado de Georgia y Howard Thomas, profesor de la universidad de Illinois en Urbana-Champaign, tratan de precisar las características de las asociaciones estratégicas duraderas. A través de su estudio de varios casos de alianzas, o más exactamente de relaciones estratégicas internacionales, entre compañías de la industria farmacéutica, se evidencia el papel fundamental que juegan el aporte continuo de competencias y los nuevos conocimientos técnicos en el rendimiento y en la supervivencia misma de una asociación económica. Dado que las compañías que iniciaron el tipo de alianzas estudiadas por Bogner y Thomas, parecían motivadas ante todo por cuestiones de aprendizaje, la talla de estas asociaciones económicas parece mucho menos importante que el valor de las competencias que aportan, todo ello en vistas al éxito de dicha alianza.Finalmente, Anoop Madhok, profesor de la universidad de Utah, escribe sobre el conocimiento como estando al origen de ciertas ventajas competitivas críticas. Nos propone una metáfora particularmente estimulante comparando la empresa al alumno de una escuela-mercado de conocimientos, un alumno que debe preocuparse por el desarrollo y por la protección de los conocimientos; por su parte, la finalidad de dicha escuela es la creación de valor y mantenerse competitiva. Opone esta metáfora a la imagen transmitida a menudo por la literatura de la administración y que consiste en ver la empresa como administradora de los flujos de conocimiento, preocupada sobre todo por la eficacia y la eficiencia de los conocimientos. La metáfora de Madhok es muy apropiada para la nueva forma en que se ve la administración de la empresa. Es muy apropiada, igualmente, para lo que iniciamos aquí con la revista Management international. En efecto, esperamos que esta revista será algo más que un instrumento de evaluación y de difusión de la investigación en ciertos dominios; esperamos que la revista sepa también "administrar", por una parte, la relación entre los investigadores y, por otra, la relación entre autores y lectores, a fin de provocar un dialogo estimulante en el contexto global del desarrollo de los conocimientos al que están dedicadas las revistas científicas. Le invitamos pues a participar en el foro. Si decide hacerlo, sepa que encontrará en nuestro comité directivo un equipo motivado y resuelto a hacer todo lo posible por suscitar un debate animado y fecundo.
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      1. ¡Atención! No caiga en la trampa de pensar que tiene entre sus manos la verdadera gallina de los huevos de oro. Sería un error fatal. Lo único que tiene entre sus manos es un garrote en que apoyarse de vez en cuando. Este garrote acabará un día en el glosioso cementerio de las hipótesis de trabajo abandonadas, del cual Henri Poincaré habló con tanta elocuencia.

      2. Adopte sin reservas una opinión. Sin este compromiso, el investigador no alcanzará nada útil. Pero un día, la opinión que se ha adoptado (el esquema conceptual) habrá dado todos los frutos requeridos. Hay que prepararse para ese momento. Cuando llegue ese día, dé gracias al esquema por todo lo que haya aportado y no se deje desmoralizar; abandónelo con entusiasmo y busque otro nuevo.

      3. La primera exigencia del método de Hipócrates consiste en un trabajo árduo, persistente e infatigable ante el enfermo mismo y no en la biblioteca. El médico debe adaptarse totalmente a su tarea y no solamente de forma intelectual. La segunda exigencia del método hipocrático consiste en la observación precisa de las cosas y de los acontecimientos; a continuación, la selección, guiada por un juicio formado gracias a la familiaridd y a la experiencia, de los fenómenos más importantes y repetitivos; finalmente, su clasificación y su explotación metódica. La tercera exigencia es la construcción acertada de una teoría, pero una teoría que no sea una tésis filosófica, ni represente un gran esfuerzo de la imaginación, ni sea un dogma casi religioso; se trataría mas bien de una contrucción modesta, llana, o quizá debería decir de un simple garrote sobre el que uno puede apoyarse para avanzar. Y por supuesto, esta teoría debe poder aplicarse.


Sustaining International Linkages: A Dynamic Competence View
WILLIAM C. BOGNER, Georgia State University
HOWARD THOMAS, University of Illinois

RÉSUMÉ

Les alliances stratégiques de firmes ont connu une popularité croissante ces dix dernières années. De nombreux auteurs ont étudié les bases sur lesquelles peuvent être édifiées des alliances véritablement stratégiques en faisant appel aux fondements théoriques les plus utilisés par la recherche en management stratégique, et notamment à la théorie des ressources, à celle de l’apprentissage organisationnel et à l’économie de l’organisation industrielle. Il reste qu’on n’a pas encore écrit grand chose sur les causes du maintien des alliances. Les auteurs du présent article sont partis de mêmes fondements théoriques pour élaborer un ensemble de propositions fondamentales sur la poursuite des alliances stratégiques. Ils ont cherché à montrer comment l’acquisition des compétences, l’apprentissage et les environnements concurrentiels peuvent créer une dynamique de maintien d’une alliance. Afin de mettre en valeur l’importance des liens, ils ont observé les alliances internationales dans lesquelles des accords avaient été conclus après l’entente initiale. En observant comment la relation avait changé avec les accords subséquents, ils ont pu tirer des conclusions en confrontant leurs propositions théoriques avec le comportement des firmes. Grâce à cette base théorique et à ce début de vérification, ils ont posé les fondations sur lesquelles pourront s’appuyer d’autres recherches empiriques.

ABSTRACT

Strategic alliances have been growing in popularity among firms over the past 10 years. The basis for the formation of truly strategic alliances has been presented by several authors who use the theoretical foundations that are popular in strategic management, in particular the resource-based theory of the firm, organizational learning theory and industrial organization economics. Still, little has been said about why these alliances are sustained. This paper takes those same theoretical bases and constructs a basic set of propositions about the continuation of strategic alliances. It focuses on the dynamics of competence building, learning, and competitive environments in sustaining relationships. To highlight the importance of linkages, this paper looks at international alliances involving agreements subsequent to the original one to which the parties agreed. By looking at how the relationship changes with subsequent agreements, the authors draw conclusions about the consistency of firm behaviour vis-à-vis the theoretical propositions. With this theoretical basis and initial support, the foundation is laid for more extensive empirical research.

RESUMEN

Las alianzas estratégicas de algunas compañías han conocido un aumento de popularidad impresionante estos diez últimos años. Numerosos autores han estudiado las bases sobre las cuales se pueden edificar alianzas verdaderamente estratégicas; para ello, han utilizado los fundamentos teóricos más corrientes en la investigación relativa a la gestión estratégica y más particularmente la teoría de los recursos, la teoría del aprendizaje de la organización y la teoría de la organización industrial. A pesar de ello, poco se ha escrito sobre las razones que justifican el mantenimiento de estas alianzas. El autore de este artículo parte de los mismos fundamentos teóricos a fin de elaborar un conjunto de proposiciones fundamentales sobre la continuación de las alianzas estratégicas. Trata de demostrar que la adquisición de competencias, el aprendizaje y un entorno de concurrencia pueden crear una dinámica que mantenga estas alianzas. A fin de subrayar la importancia de estos lazos de unión, el autor analiza aquellas alianzas internacionales que han concluido acuerdos tras la firma del pacto inicial. Tras observar cómo la relación entre las empresas había cambiado con cada acuerdo subsecuente, el autor llega a conclusiones confrontando sus proposiciones teóricas con el comportamiento de estas empresas. Gracias a sus postulados teóricos y a este inicio de verificación, el autor establece las bases sobre las que podrán apoyarse otras investigaciones empíricas.


Partners across Borders: The Five Partners Business Network Model  

ALAN M. RUGMAN, University of Toronto
JOSEPH R. D’CRUZ, University of Toronto

RÉSUMÉ

Les réseaux d’affaires représentent une solution de rechange à la façon actuelle de gérer les marchés et les hiérarchies. Le réseau de cinq associés se distingue par une asymétrie stratégique qui rend plus facile la mise en place d’engagements crédibles. La théorie des réseaux d’affaires s’appuie sur les apports de la théorie économique des coûts de transaction et sur le fait que l’action économique est inséparable des relations sociales.

ABSTRACT

This paper develops a framework for an alternative governance structure to markets and hierarchies. The five-partners business network is distinguished by its strategic asymmetry, which facilitates the establishment of credible commitments. The theory of business networks incorporates the contributions of transaction-cost economics and the embeddedness of economic action in social relations.

RESUMEN

Este artículo desarrolla las bases de una solución alternativa a la forma actual de dirigir los mercados y las jerarquías. La red de cinco asociados se caracteriza por su asimetría estratégica, lo cual facilita el establecimiento de compromisos que gocen de una sólida credibilidad. La teoría de una red de negocios se basa en los aportes de la teoría económica sobre los costes de transacciones así como en el hecho de que la acción económica es inseparable de las relaciones sociales.

 

 
Does Control Matter? A Path Model of the Control-Performance Relationship in International Joint Ventures

LOUIS HÉBERT, Concordia University

RÉSUMÉ

Cet article porte sur la relation entre partage du contrôle et performance des coentreprises internationales (CEI). En plus de comparer les CEI à contrôle partagé et dominant, l’auteur propose un modèle capable d’expliquer l’effet du partage du contrôle sur la performance des CEI et la satisfaction de leurs entreprises mères. Ce modèle, qui s’appuie sur les théories des coûts de transaction et des échanges sociaux, prend en compte l’effet du partage du contrôle sur la confiance et les conflits ainsi que les conséquences de ces paramètres sur la performance et la satisfaction des entreprises mères.

ABSTRACT

This paper investigates the relationship linking the division of control and the performance of international joint ventures (IJVs). In addition to comparing shared- and dominant-control IJVs, it presents and tests a path model studying the impact of the division of control between parent firms on the performance of IJVs and parent firms’ satisfaction. This model borrows elements from transaction-costs analysis and social-exchange theory. It takes into account the impact of control sharing on trust and conflict and the impact of these constructs on IJV performance and parent firms’ satisfaction.

RESUMEN

Este artículo estudia la relación que existe entre la división del control y el rendimiento de empresas internacionales conjuntas. Además de comparar las empresas internacionales conjuntas donde existe una división del control y aquellas donde existe un control dominante, este artículo describe un modelo causal del impacto que tiene la división del control en el rendimiento y en la satisfacción de la sociedad matriz. El modelo propuesto se basa en la teoría de los costes de transacción y en la teoría de los intercambios sociales. Este artículo considera el impacto que tiene la división del control en la confianza y en los conflictos así como los efectos de este tipo de contratos en el rendimiento y en la satisfacción de la empresa matriz.

 


Une étude empirique des formes et déterminants de l’intégration post-acquisition
ROLAND CALORI, Groupe ESC Lyon
MICHAEL LUBATKIN, University of Connecticut
PHILIPPE VERY, Groupe ESC Lyon

RÉSUMÉ

Les fusions et acquisitions sont des manœuvres courantes dans le processus de globalisation des industries. Pourtant, les entreprises maîtrisent encore mal les phénomènes d’intégration qui suivent la signature. Cet article considère l’intégration post-acquisition comme un phénomène multidimensionnel comprenant le partage des ressources (concentration et/ou spécialisation), la centralisation, la formalisation et la socialisation (mécanismes de coordination). Trois types de facteurs déterminant l’intégration sont mis en évidence : stratégiques (technico-économiques), politiques et culturels. L’étude empirique de 117 cas d’acquisitions en Europe montre que chaque dimension de l’intégration est liée à une configuration particulière de facteurs. Globalement, la diversité des facteurs liés à l’intégration témoigne de la complexité de ce phénomène et de l’intérêt d’une analyse multivariée des processus d’intégration.

ABSTRACT

Mergers and acquisitions are part and parcel of the globalization of industries. Yet firms have not mastered the integration phenomena they entail. This article considers postacquisition integration as a multidimensional phenomenon that includes resource sharing (concentration and/or specialization), centralization, formalization and socialization (co-ordination mechanisms). Emphasis is placed on the three types of factors that affect the integration process: strategic (technical and economic), political and cultural. On the basis of an empirical study of 117 acquisitions in Europe, this article shows that each dimension of postacquisition integration is related to a particular configuration of factors. The diversity of the integration factors demonstrates the complexity of this phenomenon and the usefulness of a multivariate analysis of integration processes.

RESUMEN

Las amalgamas y adquisiciones son maniobras corrientes en el proceso de mundialización de las industrias. A pesar de ello, las empresas todavía no dominan los fenómenos de integración que vienen tras la firma de acuerdos. Este artículo considera la integración que sigue una adquisición de empresa como un fenómeno multidimensional, incluyendo el reparto de recursos (concentración, especialización), la centralización, la formalización y la socialización (mecanismos de coordinación). Se subrayan tres tipos de factores que determinan la integración: estratégicos (técnico – económicos), políticos y culturales. El estudio empírico de 117 casos de adquisición en Europa muestra que cada dimensión de la integración está íntimamente liada a una configuración particular de estos factores. A nivel mundial, la diversidad de factores que acompañan la integración demuestra lo complejo de este fenómeno y el interés que presenta un análisis multifacético del proceso de integración.

 


Analyse des perceptions et des préférences des travailleurs quant à leur manager - Une comparaison entre l’Amérique du Nord et l’Europe de l’Est

CAN ERUTKU, Université Laval
LUC VALLÉE, HEC Montréal

RÉSUMÉ

Les auteurs ont comparé les perceptions qu’ont les travailleurs est-européeens et nord-américains des managers de leurs pays respectifs ainsi que leurs préférences. Il y a quatre types possibles de managers : le manager de type 1 est le plus autoritaire et le manager de type 4 le plus conciliant. L’ambivalence des travailleurs des anciens pays communistes quant à leurs préférences laisse croire que les réformes n’ont pas encore débouché sur l’émergence d’un consensus quant au style de gestion le plus approprié pour ces pays. Les conclusions tirées des résultats de cette enquête devraient aider les gestionnaires qui prévoient investir en Europe de l’Est à mieux se préparer aux défis de gestion qui les attendent une fois sur le terrain.

ABSTRACT

The authors compare the perceptions that Eastern European and North American workers have of the managers in their respective countries, as well as their preferences. There are four possible types of manager: type 1 is the most authoritarian and type 4 the most conciliatory. The ambivalence of workers in the former Communist countries about their preferences indicates that reforms have not yet led to the emergence of a consensus regarding the most appropriate management style for these countries. The conclusions drawn from the finding of this survey should help managers intending to invest in Eastern Europe prepare more effectively for the management challenges that await them.

RESUMEN

Los autores de este artículo han comparado la percepción que tienen los trabajadores de Europa del Este y los de América del Norte en cuanto a los directivos de sus países respectivos; también se analizan sus preferencias. Hay cuatro tipos posibles de directivos: el directivo de tipo 1 es el más autoritario y el directivo de tipo 4 es el más conciliador. La ambivalencia de los trabajadores ubicados en antiguos países comunistas en cuanto a sus preferencias permite pensar que las reformas iniciadas todavía no han producido un consenso en cuanto al estilo de gestión más apropiado para estos países. Las conclusiones que emanan de esta encuesta deberían ayudar a aquellos directivos que piensan invertir en Europa del Este, para que se preparen de forma conveniente a los desafíos de gestión que les esperan una vez que se encuentren sobre el terreno.

 


Assessing Managerial Work in Senegal: Do Western Models Apply?

MOMAR NDIAYE, University of Connecticut
MICHAEL LUBATKIN, University of Connecticut and Groupe ESC Lyon
RICHARD VENGROFF, University of Connecticut

RÉSUMÉ

La majorité des organisations internationales impliquées dans l’aide au développement international soutiennent la position selon laquelle le développement des pays non-occidentaux – ceux d’Afrique en particulier – dépend fondamentalement de l’assimilation par ces derniers des techniques de management originaires de l’Occident. L’efficacité de ces techniques, cependant, est au centre du débat intellectuel sur le management/ la gestion des administrations publiques. Nous nous proposons de participer à ce débat, partiellement du reste, à travers une étude destinée à indiquer si et à quel degré les rôles de management qui ont été identifiés par Mintzberg aux États-Unis et considérés depuis comme étant universels, sont aussi identifiables au Sénégal, un pays africain en développement et nouvellement indépendant. Nous proposons de présenter les résultats de notre étude sur le Sénégal en ne tenant pas compte des différences de hiérarchie (niveaux supérieur, moyen et inférieur), le sexe et le secteur d’activité (privé, public, para-public) dans lequel évoluent les managers qui ont participé à notre étude. De manière générale, à une importante exception près, les résultats de notre étude supportent l’hypothèse d’universalité.

ABSTRACT

Major international organizations involved in development assistance have asserted that the development of non-Western countries — those of Africa in particular — is highly dependent upon their assimilation of Western management techniques. The applicability of these techniques, however, remains the subject of debate in the management and public administration literatures. We attempt to resolve this debate partially by investigating the degree to which the roles of management that were identified by Mintzberg in the U.S. and asserted to be "universal" also describe the nature of managerial work in Senegal, a newly developing African country, regardless of gender, level in the organization (upper, middle, and lower), and organizational ownership type (private, public and parastatal). We find surprisingly strong support for the "universality" hypothesis with one important exception.

RESUMEN

La mayoría de las organizaciones internacionales implicadas en la ayuda al desarrollo internacional adoptan una posición según la cual el desarrollo de los países no occidentales, los africanos en particular, depende fundamentalmente de la asimilación por parte de estos últimos de las técnicas de dirección occidentales. La eficacia de esta técnicas, sin embargo, sigue siendo el punto central del debate intelectual sobre la dirección y la gestión de las administraciones públicas. Formando parte de este debate, el presente artículo investiga hasta qué punto el papel de la dirección, que ha sido estudiado por Mintzberg en los Estados Unidos y que ha sido declarado después como un modelo "universal", se aplica a la naturaleza del trabajo directivo en Senegal, un país africano en vías de desarrollo. Los resultados aquí presentados no tienen en cuenta ni el sexo de los directivos que han participado en este estudio, ni el nivel de organización (superior, media, inferior) ni el sector de actividad (privado, público, semipúblico). De manera sorprendente, y con una sola excepción, los resultados de este estudio confirman la hipótesis de "universalidad" de Mintzberg.

 


Mondialisation et management compétitif des entreprises moyennes

SABINE URBAN, Université Robert Schuman de StrasbourgCONSTANTIN NANOPOULOS, Université Robert Schuman de Strasbourg

RÉSUMÉ

La mondialisation des acteurs et des flux pose avec de plus en plus d’acuité le problème de la compétitivité. Les nouvelles contraintes entraînent de nouvelles réponses de gestion. Certaines entreprises sont-elles mieux armées que d’autres pour la lutte féroce qui les oppose? Lesauteurs de cet article se sont interrogés sur les particularités des entreprises moyennes dont les stratégies d’adaptation et d’innovation ont débouché sur une remarquable dynamique économique et sociale. Structures et comportements spécifiques sont-ils pour autant garants de la poursuite du succès? Une étude empirique réalisée en Allemagne et en Italie a permis aux auteurs d’apporter des éléments de réponse.

ABSTRACT

The globalization of economic actors and flows makes the problem of competitiveness more acute. New constraints call for new management responses. Are some firms better equipped than others to succeed at this fierce game? This article considers the peculiarities of middle-sized firms. Their adaptation and innovation strategies create economic and social dynamics. But are their structures and behaviour likely to create major risks in the future? An empirical study carried out in Germany and Italy provides answers to these crucial questions.

RESUMEN

La mundialización de las empresas y de las corrientes económicas agudiza cada vez más el problema de la competitividad. Las obligaciones de nuevo tipo que aparecen en el mercado, obligan la dirección a dar nuevas respuestas. ¿Qué empresas están mejor pertrechadas en la lucha feroz que las opone unas a otras? El autor del artículo analiza las particularidades de las empresas de talla mediana puesto que sus estrategias de adaptación y de innovación están creando una dinámica económica y social. El autor se pregunta si sus estructuras y su comportamiento no representan un factor de riesgo para el futuro. Estudios empíricos realizados en Alemania y en Italia ayudan al autor a dar una respuesta a estas cuestiones cruciales.

 


Local Markets, Global Education: The Firm in the International Knowledge Economy

ANOOP MADHOK, University of Utah

RÉSUMÉ

L’économie internationale de la connaissance est née de la confluence de deux grandes tendances : la mondialisation et la prééminence toujours croissante de l’aspect connaissance dans l’activité commerciale normale. Dans cette nouvelle économie, l’entreprise devient un gestionnaire de connaissances et la grande tâche de sa direction consiste à gérer avec efficacité et efficience des flux mondiaux de connaissances. L’auteur soutient qu’il serait maintenant plus approprié de se représenter l’entreprise moderne comme un coordonnateur de l’activité d’ajout de valeur, car la stratégie et l’organisation de la firme dépendent désormais avant tout de la façon dont sa base de connaissance peut être développée et coordonnée pour créer et réaliser de la valeur. Il ne suffit plus à l’entreprise de savoir minimiser les coûts; elle doit être un gestionnaire de la valeur mondiale. L’auteur recourt à la métaphore de l’école pour illustrer sa démonstration et pour mettre en valeur le fait que la firme est un faisceau de connaissances qui proviennent des interactions du marché et sont médiatisées par la direction de l’entreprise.

ABSTRACT

The international knowledge economy is due to the confluence of two major trends: the globalization and the "knowledgization" of normal commercial activity. In such an economy, the firm becomes a knowledge manager, and the primary task of management becomes the efficient and effective management of knowledge flows globally. This paper argues that a more appropriate representation of the modern firm would be as a coordinator of value-adding activity, with the firm’s strategy and organization having more to do with how its knowledge base can best be developed and coordinated so as to create and realize value. Being a cost-minimizer is no longer sufficient; the firm must become a manager of global value. The metaphor of a school is used to elaborate the underlying arguments and to emphasize the notion of the firm as a bundle of knowledge that arises from firm-market interaction and is mediated by management. 

RESUMEN

La economía internacional del conocimiento nace de la confluencia de dos tendencias importantes: la mundialización y la preeminencia del factor conocimiento en toda actividad comercial normal. En este tipo de economía, la empresa se vuelve un administrador de conocimientos y la tarea principal de su dirección consiste en administrar, de forma eficaz y eficiente, el flujo internacional de conocimientos. El autor del artículo mantiene que sería más apropiado identificar la empresa moderna como el coordinador de las actividades con valor añadido, puesto que la estrategia y la organización de la empresa dependen ante todo de la forma en que sus conocimientos de base puedan ser desarrollados y coordinados a fin de que poder generar valor. Ya no basta con que la empresa sepa minimizar sus gastos; ahora tiene que convertirse en un administrador del valor mundial. El autor se sirve de la escuela como metáfora para ilustrar su demostración y subrayar que la empresa se compone de una red de conocimientos que provienen de su interacción con el mercado y cuyo intermediario sería la dirección misma de la empresa. 

 


Dernière mise à jour : 22 février 2002
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